Maquillage, postiche, moustache réelle ou suréelle...?
Cette semaine, les hasards du calendrier me donnent l'occasion de reparler de plusieurs projets auxquels j'ai participé. Du 10 au 13 Janvier, le Studio Théâtre d'Asnières accueille le triptyque du Collectif In Vitro "Des années 70 à nos jours..." récement repéré au théâtre de Vanves, et qui est promis à un bel avenir! Nouvelle occasion de voir ou revoir ces créations sans cesse réinventées autour de Lagarce, Brecht et des prémisces de la création à venir, "Nous sommes seuls maintenant". Une démarche que Julie Deliquet, metteur en scène et Eric Charon, un des comédien eclairent dans l'émission Changement de décors sur France culture, à écouter ici.
Dans l'effervescence des coulisses, si agréables à filmer, les comédiens se préparent à monter en scène, rituel moment de concentration et de transformation. Pour "La noce", Agnès Ramy se glisse chaque soir dans sa robe de mariée, soigne son crépage de cheveux dans un pur style 70's et glisse quelques fleurs, bien réelles, dans ses cheveux. Olivier Faliez quant à lui se pare d'une moustache de vénérable père de famille.
D'une moustache à l'autre, au même moment celle de Salvador Dali se dévoile dans "Le cinéma selon Dali" à travers des archives inedites et un retour sur ses collaborations imaginatives avec le 7ème art, un documentaire de Marie-Dominique Montel et Christopher Jones déjà évoqué ici ou là, dont j'ai fait le montage, projeté dans le cadre de la grande retrospective Dali au centre Georges Pompidou vendredi 11 janvier à 19H.

Samedi matin, on pourra découvrir en avant-première la sage moustache de Benjamin Rabier qui, à une autre époque, fit naître des personnages restés dans les mémoires : Tintin Lutin, Gédéon le canard, mais aussi la Vache qui rit! La projection du documentaire de Marc Faye "Benjamin Rabier l'homme qui fait rire les animaux" dont j'ai fait le montage aura lieu le 12 janvier à la bibliothèque l'Heure joyeuse (Paris 5ème) à 11h. Le beau travail d'animation qui émaille le film lui doit d'être également projeté au Festival d'Angoulême le Jeudi 31 Janvier.

Une moustache qui masque un sourire timide, une autre qui lance ses courbes arrogantes vers nous, à chacun son style!
Dans ma rue un barbier a récemment ouvert boutique, et les jeunes gens branchés des labels et boîtes de prod du coin viennent y dompter leur pilosité, rivalisant d'excentricité. On ne peut que se réjouir du retour de cette tendance, élégante et drôle, bacchantes rock, en T ou en D comme les Dupondts de Tintin, et même engagée comme l'ont lancé en Novembre dernier des Anglais inspirés pour lutter contre le cancer... Quant à l'interêt de cet apparat pour pimenter les baisers, je vous laisse y méditer! Bonne semaine à tous!

